Alors que la France endure des températures record, Marine Tondelier a proposé l’instauration d’un "congé climatique" de cinq jours par an. Ce dispositif serait destiné à permettre aux travailleurs de s’adapter aux événements climatiques sans subir de pertes de revenu. Une initiative dont les détails sont examinés par Midi Libre.
Ce débat prend de l'ampleur alors que la France fait face à une chaleur accablante. Comme rapporté par Midi Libre, Tondelier a avancé cette proposition sur Sud Radio début mai.
Interrogé à ce sujet, le ministre du Travail et des Solidarités a salué l’idée de prévention, déclarant qu'il est essentiel de protéger les salariés dur les lieux de travail durant les périodes de chaleur intense. Selon lui, il faut les compenser financièrement durant ces périodes critiques, comme il l’a précisé sur Franceinfo.
Un soutien pour les travailleurs en période de crise climatique
L’objectif de ce "congé climatique" est de "permettre à ceux qui ne peuvent pas télétravailler de s’absenter sans pénalité financière" lorsque des restrictions sont imposées par les autorités en raison de conditions météorologiques extrêmes. La cheffe de file des Écologistes insiste sur l’importance de cette mesure dans un contexte où les catastrophes climatiques se multiplient.
Elle fait référence à la situation dans certains territoires touchés par de graves sécheresses ou incendies, affirmant : "Lorsque votre secteur est affecté par une canicule ou un autre événement climatique, il est essentiel d'être en mesure de ne pas subir de conséquences économiques negative." Cette initiative vise à reconnaître les impacts du climat sur le lieu de travail, un changement nécessaire selon Tondelier.
La France pourrait s’inspirer d’exemples étrangers, comme celui d’Espagne qui, après des inondations catastrophiques, a mis en place un congé de quatre jours pour permettre aux citoyens de rester chez eux lors d’alertes météorologiques. Cette approche proactive pourrait réduire les déplacements et donc limiter l’exposition aux risques.
Financer cette initiative : des pistes à explorer
Sur la question du financement d'une telle mesure, Tondelier a proposé la création d'un "ISF climatique" pour faire contribuer les plus fortunés du pays. "Nous devons socialiser le risque. Si nous agissons ensemble, cela ne devrait pas être trop coûteux", a-t-elle ajouté, comme rapporté par Franceinfo.
Actuellement, le cadre légal permet aux salariés de se retirer ou aux entreprises de cesser leurs activités en cas de catastrophes climatiques, sans pour autant leur garantir le maintien de leur salaire. Ce flou a conduit à des inégalités décrites dans un rapport d'Oxfam France, qui souligne que 36 % des travailleurs français sont déjà confrontés à des conditions de chaleur extrême. Dans ce contexte, neuf accidents mortels liés à la chaleur ont été signalés en 2025 selon Santé publique France.







