Le 28 mars, six personnes ont été mises en examen et écrouées à Paris dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Mehdi Kessaci, frère du militant antidrogue Amine Kessaci. Les quatre autres individus arrêtés en début de semaine ont été relâchés après leur garde à vue.
Mehdi Kessaci, âgé de 20 ans, a été abattu en pleine rue à Marseille le 13 novembre 2025. Selon le procureur national anti-criminalité organisée, Vanessa Perrée, ces six individus, dont cinq hommes et une femme, sont inculpés pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée. Tous ont été placés en détention provisoire, la femme étant sous surveillance le temps que son cas soit examiné.
Ces développements surviennent le jour où Amine Kessaci a été élu municipal à Marseille, intégrant l'équipe de Benoît Payan, le maire sortant. Engagé dans la lutte contre le narcotrafic, il vit sous protection policière, menacé suite à l'assassinat de son frère. Ce climat de violence a provoqué un choc au sein de la société française.
Un climat de violence croissant lié au narcotrafic
L'évasion tragique de Mohamed Amra, qui a coûté la vie à deux agents pénitentiaires en mai 2024, a révélé l'escalade inquiétante du narcotrafic en France. Pour contrer cette tendance, le gouvernement a instauré des mesures drastiques, telles que la mise en place de quartiers ultra-sécurisés dans les prisons et la création d'un parquet spécialisé dans le traitement des affaires liées à la drogue.
En 2023, le chiffre d'affaires du trafic de drogue en France est estimé à environ 7 milliards d'euros, et la tendance ne cesse de s'accroître. Les confiscations de cocaïne ont ainsi franchi un seuil record, avec 54 tonnes saisies en 2024, marquant une augmentation de 130 % par rapport à l'année précédente.
Les experts et les militants s'inquiètent d'une spirale de violence qui pourrait s'intensifier si des mesures radicales ne sont pas mises en place rapidement. Comme l'indique un rapport du ministère de l'Intérieur, la situation nécessite une plus grande attention et des efforts accrus pour préserver la sécurité publique et contrer la montée en puissance des réseaux criminels.







