Un jeune homme de 31 ans est mis en examen pour viol, violence et administration de substances sur sa conjointe. Détenu dans la Vienne, il est libéré ce mardi 7 avril 2026 sous contrôle judiciaire.
Le pharmacien de Charente-Maritime, incarcéré au centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne depuis le 25 mars 2026, a contesté son placement en détention provisoire devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Poitiers. Il est accusé de viol, violence sur conjoint, administration de substances nuisibles par concubin, ainsi que menaces et intimidation envers la victime.
Cette affaire a débuté lorsqu'un psychologue a alerté le parquet de La Rochelle après des révélations faites par la jeune femme en juin 2025. Elle décrivait des viols conjugaux et des violences, bien qu'elle ait refusé de porter plainte à l'époque. L’un des événements marquants serait une tentative d’étouffement avec une couette, déclenchée par une réaction sur un geste de propreté.
Les investigations menées par les enquêteurs incluent des analyses toxicologiques pour déterminer si la victime a été exposée au GHB ou à des substances équivalentes. Les tests capillaires ont révélé des consommations « ponctuelles et répétées » de l'Atarax, un tranquillisant, entre mai et novembre 2024. Ce cas soulève des questionnements sur une potentielle soumission chimique, que le mis en cause continue de nier.
Une profession à risque : des interrogations sur le comportement
Au tribunal, l'avocate de l'accusé a exprimé sa frustration face à ce qu’elle considère comme une tentative de diaboliser son client, le comparant à un célèbre criminel. Elle a mentionné qu’une ordonnance existait pour la conjointe, bien que absente du dossier. Malgré l’absence de casier judiciaire, le fait que le pharmacien ait accès à divers médicaments a alarmer le représentant de l'état, qui a demandé son maintien à l’ombre jusqu’à ce que l'enquête se précise.
Les juges ont cependant décidé d’inverser la décision du tribunal de La Rochelle, plaçant le jeune homme sous contrôle judiciaire, avec des restrictions strictes. Il lui est interdit de contacter la victime ainsi que plusieurs témoins potentiels, il devra se présenter chaque semaine et vivre chez ses parents. Le président de l'audience a souligné l'importance de suivre des soins psychologiques, notant que son comportement et la dynamique de la relation soulèvent de nombreuses inquiétudes. Toute infraction à ces conditions pourrait le renvoyer immédiatement derrière les barreaux.







