Le jeudi 9 avril 2026, les forces de police de la Seine-Maritime ont mené une opération remarquable à Saint-Valery-en-Caux, où trois passeurs britanniques ont été interpellés alors qu'ils tentaient de secourir onze migrants d'origine syrienne et pakistanaise. Cette intervention a mis en lumière les problèmes persistants de trafic humain sur les côtes françaises.
Les soupçons ont conduit à la capture d'une femme et deux hommes, qui utilisaient un bateau de plaisance pour orchestrer leur opération illégale. Selon les informations fournies par le Figaro, ces individus ont été rapidement placés en garde à vue, permettant ainsi aux enquêteurs de l'Office de lutte contre le trafic illicite de migrants de recueillir des témoignages clés. La femme a reconnu partiellement son implication, tandis que les deux hommes ont nié les allégations portées contre eux.
Deux hommes placés en détention provisoire
Les poursuites ont été rapidement engagées; les trois passeurs ont été déférés au parquet de Rouen le vendredi 10 avril. Le procureur de la République, Sébastien Gallois, a confirmé que les deux hommes avaient été placés en détention provisoire alors que la femme bénéficiait d'un contrôle judiciaire. On souligne l'importance d'une telle opération dans la lutte contre le trafic de migrants, qui expose ces personnes vulnérables à des dangers extrêmes.
Les contrevenants seront jugés en comparution immédiate ce lundi 13 avril. Ils sont accusés d'aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d'un étranger en France ou dans l'espace Schengen dans des conditions l'exposant à un risque immédiat de mort ou d'infirmité permanente. Cette affaire illustre bien le défi que représentent les réseaux de passeurs, tant pour la sécurité des migrants que pour les autorités françaises qui luttent contre ce fléau.







