Le 11 avril dernier, Alain Iriart, maire de Saint-Pierre-d’Irrube, a été élu président de la Communauté d'agglomération du Pays basque. Cette élection, qui s'est déroulée à l'auditorium de la Cité des arts à Bayonne, a été marquée par une forte compétition, notamment entre lui et le président sortant, Jean-René Etchegaray.
Les 232 élus du conseil communautaire ont été appelés à se prononcer avec des bulletins secrets. À l’issue d’un premier tour très serré, Iriart a réussi à s'imposer grâce à un accord stratégique avec Peio Etxeleku, le maire de Cambo-les-Bains. Ce dernier, qui a terminé troisième lors du premier tour, a décidé de se retirer en faveur d’Iriart, lui apportant ainsi un soutien crucial.
Au premier tour, Jean-René Etchegaray avait recueilli 99 voix, suivi d'Alain Iriart avec 80 voix, tandis que Etxeleku avait enregistré 49 voix et Pascal Lesellier seulement une. Etxeleku a ensuite déclaré qu'il voterait pour Iriart à titre personnel, ce qui a permis à Iriart de passer au second tour avec un total de 119 voix contre 102 pour Etchegaray, sur fond de sept votes blancs et nuls. Cette alliance inattendue a fait l'effet d'une onde de choc dans le paysage politique local.
Des experts estiment que ce changement à la tête de la Communauté pourrait influencer la dynamique politique du Pays basque intérieur. Les relations futures entre les différentes communes seront déterminantes pour le développement de la région. Pour André Mourguy, politologue à l'Université de Bordeaux, "C'est un tournant qui pourrait redéfinir les priorités locales et redonner plus de poids aux préoccupations des élus locaux".
Avec cette élection, le Pays basque entre dans une nouvelle ère politique où des accords entre mouvements divergents peuvent devenir un atout non négligeable. Alain Iriart se prépare à relever le défi de la gouvernance et à travailler au développement harmonieux du territoire.







