Peter Magyar, figure montante de l'opposition, a centré sa campagne sur l'amélioration des services publics et une lutte acharnée contre la corruption du gouvernement d'Orban, qui brigue son cinquième mandat depuis 2010.
"C'est le temps du changement" : les derniers meetings de campagne du Premier ministre» nationaliste Viktor Orban et de son rival Peter Magyar ont drainé des foules impressionnantes.
Lors d'un rassemblement à Györ, un supporter a déclaré à l’AFP : "Nous soutenons Peter Magyar car nous en avons assez de l’ancien système". Une transformation semble à l'horizon selon Attila Jozsa, électricien de 55 ans, qui a même fait partie autrefois des électeurs du Fidesz, le parti d'Orban.
Près de 20 000 personnes, y compris de nombreux jeunes, se sont retrouvées dans cette ville, soulignant le regain d'intérêt pour les élections, tandis que des cris tels que "Où est l’argent ?" résonnaient au milieu des accusateurs de corruption ciblant les élus locaux du Fidesz.
Magyar a élévé la voix à Györ, encourageant les électeurs en évoquant l'importance de donner une chance au changement. Des spectateurs faisaient la queue pour échanger avec les candidats et acheter des souvenirs aux couleurs de Tisza, le parti de Magyar.
"Le Tisza déborde"
"On n’a plus le temps d’avoir peur", indiquait une pancarte parmi la foule, tandis qu’un enfant brandissait des dessins en l'honneur de Magyar.
Pendant ce temps, à Debrecen, près de 2 000 soutiens d'Orban ont entendu le Premier ministre conseiller de "protéger ce que nous avons accompli".
Attila Szoke, un chauffeur de taxi de 50 ans, a commenté : "Une victoire de Tisza serait catastrophique pour la Hongrie", exprimant son scepticisme envers Magyar, qui a un passé controversé au sein du Fidesz.
Debrecen, autrefois bastion du Fidesz, pourrait voir un renversement avec le slogan "Le Tisza déborde" en toile de fond.
Des contre-manifestants ont également exprimé leur désaccord, chantant des slogans en dénonçant les connections de Viktor Orban avec le président russe Vladimir Poutine.
"Adieux" à Viktor Orban
Des centaines de jeunes soutiens de Tisza se sont joints à la manifestation, certains se déclarant prêts à "faire leurs adieux" à Orban.
Laszlo Uvarhelyi, un comptable installé en Allemagne, a partagé son espoir de retour en Hongrie si Orban est défait. Les accusations d'influence étrangère fusent également des deux côtés.
Orban, proche allié de Donald Trump, a reçu le vice-président JD Vance cette semaine, maintenant des liens avec la Russie malgré les tensions en Ukraine. Kolos, un jeune porteur d'un drapeau européen qui a souhaité rester anonyme, a affirmé : "L’UE est garante de la démocratie en Hongrie", pointant les manœuvres du gouvernement qui dépeignent Bruxelles comme l’ennemi.
La scène politique hongroise est donc marquée par des attentes palpables et des incertitudes, soulignant l'importance de la participation citoyenne dans cette élection cruciale.







