Au moment où des pourparlers sont prévus pour la semaine prochaine, la guerre persiste au Liban. Des journalistes de RTL ont visité Beyrouth, une ville frappée mercredi dernier par un raid israélien tragique, faisant plus de 350 morts en seulement 10 minutes. La capitale libanaise est plongée dans l'angoisse.
Malgré un cessez-le-feu précaire, la tension demeure au Moyen-Orient. Alors que des discussions cruciales entre Iraniens et Américains se dérouleront au Pakistan, c'est principalement au Liban que se poursuivent les affrontements entre Israël et le Hezbollah, un groupe soutenu par l'Iran. Une rencontre entre les autorités libanaises et israéliennes est également prévue mardi prochain.
Beyrouth est devenue une cible de choix. Mercredi, le raid israélien a laissé des traces indélébiles dans cette ville déjà meurtrie, provoquant une onde de choc au sein de la population. Nombre de Libanais, que RTL a pu rencontrer, témoignent de leur douleur et leur colère.
Quoi qu'il arrive, nous resterons ici
Aussitôt arrivés à l'aéroport, on constate une forte présence militaire. Dans les rues de Beyrouth, de nombreuses personnes se rassemblent pour rendre hommage aux victimes du tragique mercredi. Lors d'une cérémonie religieuse émouvante, chacun allume une bougie et revit les horreurs de ce jour funeste. Un témoin raconte : "J'étais à côté de chez un ami, dans le parking, quand l'horreur a commencé".
Une femme libanaise, exprimant son indignation, déclare : "Je prie comme tout le monde. Le Liban est une terre sainte et peu importe ce qui arrive, notre foi ne faiblira jamais. Quand on a la foi, on garde l'espoir. Quoi qu'il arrive, nous ne partirons pas. Nous sommes révoltés et en colère".
Un peu plus loin, le paysage est marqué par des drapeaux en berne et des engins de chantier qui s'activent autour des ruines d'un immeuble bombé. Le pays a décrété une journée de deuil national alors que certains habitants sont toujours portés disparus sous les décombres.
Espoir et inquiétude face à l'avenir
Dans les journaux, les négociations entre le Liban et Israël, devant avoir lieu la semaine prochaine à Washington, sont omniprésentes. Toutefois, ce week-end, le ciel de Beyrouth est envahi par le bruit des drones de surveillance israéliens, suscitant une vive anxiété parmi la population.
Une étudiante de Beyrouth exprime sa prudence en disant : "Tant que ces drones survolent notre ciel, tant que les frappes continuent, rien n'est terminé. Ce mercredi, en quelques minutes, le ciel s'est embrasé. News de négociations ? Cela apporte un certain espoir, mais nous prions pour que cela s'arrête".
La peur demeure palpable, car l'approche des pourparlers pourrait déclencher d'autres frappes. Comme d'autres, elle redoute le chaos avant cette réunion cruciale.







