Michael C. Horowitz, ancien secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis, revient sur la conception du drone kamikaze LUCAS, qui a vu le jour en seulement deux ans et est devenu un atout majeur pour l'armée américaine en Iran.
Inconnu au début de l’année, le drone LUCAS commence à se faire une réputation dans l'impressionnant arsenal militaire des États-Unis. En tant que copie du modèle iranien Shahed, ce drone kamikaze s'est révélé "indispensable" sur le front en Iran, comme l'a affirmé en conférence de presse l'amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM (Centre de commandement américain au Moyen-Orient).
Initialement, le Low-Cost Unmanned Combat Attack System, de son nom complet, n'existait même pas au début de l'année 2024. Horowitz a partagé sa réflexion sur son développement avec le média spécialisé The War Zone ce jeudi.
"Précis mais faciles à abattre"
Horowitz explique : "À une époque où la production de systèmes sophistiqués est la norme, la nécessité de trouver des alternatives moins coûteuses émergait. Il fallait des systèmes plus faciles à manœuvrer et autonomes." Lors d'une inspection, il a eu accès à un drone Shahed iranien, capturé sur le front ukrainien. L'idée de créer un équivalent par rétro-ingénierie a alors pris forme.
Le projet, conçu grâce à l'entreprise Spektreworks basée à Phoenix, et sous l'égide de l'administration Trump, a été réalisé en moins de deux ans pour un coût relativement modeste de "plusieurs dizaines de millions de dollars". Ce montant reste faible par rapport au budget faramineux du Pentagone.
Déployé pour la première fois lors de l'opération Epic Fury, le rôle du drone LUCAS reste discret, selon les autorités du CENTCOM. Pour Horowitz, ces drones sont certes "précis", mais aussi "faciles à éliminer". Il préconise de les utiliser en masse pour submerger les défenses ennemies ou en conjonction avec des systèmes plus avancés pour troubler celles-ci.







