Le 14 avril, le maire de Plouasne a été placé en garde à vue, en compagnie de trois autres personnes, pour des faits tragiques survenus le 7 avril.
D'après le parquet de Saint-Malo, relayé par France 3, le maire et son conseiller se seraient intervenus auprès de la victime pour l'empêcher de rentrer chez elle, souhaitant apparemment son hospitalisation en raison de troubles mentaux présumés.
Fabrice Tremel, procureur de Saint-Malo, a précisé que l'analyse de vidéos de la scène a révélé que, durant 15 minutes, les quatre individus ont maintenu la victime au sol avec une pression physique significative.
Des moyens d'entrave utilisés
Des cordes et une sangle, retrouvées lors des perquisitions, ont été utilisées pour immobiliser les jambes de la sexagénaire. Le procureur a également noté que deux élus présents sur les lieux n'ont pas porté assistance à la victime.
Les résultats de l'autopsie laissent envisager un lien entre les violences subies et le décès de la femme, comme l'indiquent les rapports médicaux.
« Aucun arrêté municipal d'hospitalisation n'a été émis à l'égard de la victme, et le certificat médical nécessaire à une telle procédure n'a pas été délivré », a souligné Fabrice Tremel.
Une enquête a été ouverte pour plusieurs chefs d'accusation, y compris les violences en réunion causant la mort sans intention de la donner et la non-assistance à personne en danger.
Alors que le maire et son conseiller ont été placés en garde à vue, les autres témoins de la scène ont été entendus dans le cadre d'une audition libre concernant leur responsabilité dans le délit de non-assistance.







