Dans un témoignage poignant diffusé jeudi sur France Inter, Frédéric Pommier, journaliste et chroniqueur, aborde les abus subis pendant son enfance. Dans son livre, il fait face à ces douleurs avec courage, déclarant : "Rendre hommage à l'enfant que j'étais est ma mission".
Son récit met en lumière les viols commis par plusieurs individus, dont un homme politique dont il préfère taire le nom, expliquant que "ce n'est pas mon sujet". Lutter contre l'oubli est essentiel pour Pommier, qui a déclaré : "Le corps n’oublie jamais les abus subis".
Ce livre, paru le 15 avril, résonne particulièrement dans une société où les violences sexuelles envers les enfants demeurent largement taboues. La Commission indépendante sur l'inceste indique qu’environ 160 000 mineurs sont victimes de telles violences chaque année en France.

Entre amnésie et résilience
Pommier évoque sa vie marquée par des souvenirs douloureux qu'il ne peut jamais complètement effacer, et il insiste sur la nécessité d'en parler : "Il n’y a pas un jour sans que je ne sois hanté par certains souvenirs". Cette lutte intime contre l’oubli est aussi un hommage à toutes les victimes qui n’ont pas eu la chance de témoigner.
Lors d’une confrontation avec l'un de ses agresseurs, le journaliste a ressenti un mélange d’émois et de douleurs, mais a également pu faire entendre sa colère. "C'était un moment d'une émotion intense, mais aussi un massacre", a-t-il partagé lors de son interview.
Il souligne le poids du silence et l'importance de se souvenir pour ceux qui ne sont plus là pour raconter leur histoire. Refusant de se laisser définir par son passé, il appelle à une prise de conscience collective pour que la mémoire des victimes soit honorée.
Pour un avenir plus transparent
La société doit impérativement prendre conscience de ces enjeux. Les témoignages de personnalités comme Pommier sont cruciaux pour sensibiliser le public et encourager les victimes à s'exprimer. En révélant ses traumatismes, Pommier espère briser le cycle de la honte qui entoure encore trop souvent les violences sexuelles.







