La direction du Plaza Athénée a récemment confirmé que Jean Imbert, figure emblématique de la gastronomie française, ne sera plus responsable des cuisines de ce prestigieux restaurant. Cette décision fait suite aux accusations de violences conjugales qui ont émergé dans les médias au cours des derniers mois.
François Delahaye, directeur général de l'établissement parisien, a néanmoins annoncé que le chef emblématique conservera un rôle en tant que directeur artistique.
Une plainte de l'ancienne Miss France
En février, l'ancienne Miss France, Alexandra Rosenfeld, a déposé une plainte contre Imbert. Elle devient ainsi la troisième femme à porter des accusations contre le chef cuisinier. Lors d'une interview pour l'émission "Complément d'enquête", elle a relaté un incident survenu en octobre 2013, pendant le tournage de l'émission "Recettes de fous" sur M6. Selon son témoignage, une dispute d'ordre privé concernant la garde de son enfant aurait déclenché la colère de Jean Imbert, qui aurait employé des actes de violence à son encontre, notamment un coup de tête ayant entraîné une blessure au nez.
De son côté, Jean Imbert a vigoureusement contesté ces allégations dans les pages de Elle en avril 2025, affirmant que cette altercation s'inscrivait dans un contexte de violences qu'il aurait lui-même subies. Des témoignages d'employés du restaurant, relayés par des sources telles que Le Monde, font également état d'un climat de peur et de violence autour du chef.
Cette affaire complexe soulève des questions non seulement sur la vie personnelle d'un homme de cuisine renommé, mais également sur le milieu de la gastronomie, souvent perçu comme un univers hermétique. Des experts tels que Anne-Sophie Pic, cheffe étoilée, estiment qu'il est crucial de créer un environnement de travail sain, exempt de violence, afin de préserver l'intégrité du milieu.







