Le 17 avril dernier, Calvin Simon est décédé dans un accident survenu dans une entreprise à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard. Sa mère, Stacey, a exprimé son indignation face à ce qu'elle qualifie de "gros manquements", affirmant que son fils n'aurait jamais dû être aux commandes d'un chariot élévateur.
"Il ne touchait pas les choses sans demander", a-t-elle déclaré. Convaincue que Calvin n’a pas agi de son propre chef, elle envisage de se tourner vers la justice pour faire entendre sa voix, promettant de "tout faire pour que ça ne se reproduise plus". D'après les premières investigations, Calvin était seul au volant de l'engin au moment de l'accident, mais sa mère insiste sur le fait que cela ne correspond pas à la personnalité de son fils.
"Si un adulte lui disait qu'il ne pouvait pas faire quelque chose, il s'exécutait sans hésiter", a-t-elle ajouté, évoquant un enfant sérieux et respectueux des consignes de sécurité. L'affaire interpelle sur les conditions de supervision et de formation des jeunes en entreprise.
Les auditions se poursuivent
De son côté, le parquet de Nîmes a confirmé que les auditions sont toujours en cours. Cécile Gensac, la procureure, a précisé que les premiers éléments laissent penser que l'accident s'est produit sans intervention d'un tiers, mais les enquêtes visent à établir les circonstances précises de l'événement, ainsi que d'éventuelles défaillances dans le cadre légal du travail.
Stacey, en attendant les développements judiciaires, a mis en place une cagnotte en ligne pour honorer la mémoire de Calvin. Elle a partagé avec émotion l'impact dévastateur de cette perte sur sa vie quotidienne, disant, "Je ne peux plus rentrer chez moi... L'odeur, l'endroit où j'ai appris son décès, m'obsèdent." Son témoignage, lourd de douleur et de détermination, soulève des questions fondamentales sur la sécurité des jeunes stagiaires et les responsabilités des employeurs dans de telles situations.







