Lors d'une intervention sur TF1, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, à la tête de la formation Place publique, a confirmé sa décision, la qualifiant de "mûrement réfléchie et totalement irrévocable". "Ce dont on a besoin, c'est de clarté", a-t-il déclaré.
Glucksmann a précisé : "Notre objectif n'est pas de dominer à gauche, mais de gagner les élections de 2027." En effet, il se positionne comme un porte-parole des Français, souhaitant une stratégie qui dépasse les clivages habituels de la gauche.
Il critique les primaires, affirmant qu'elles risquent de faire parler la gauche à elle-même, pendant que d'autres figures, comme Jean-Luc Mélenchon ou Jordan Bardella, communiquent directement avec les citoyens. "Je veux m'adresser aux Françaises et aux Français", a-t-il insisté.
Des divergences politiques irréconciliables
Glucksmann a également évoqué l'absence de possibilité d'alliances avec La France insoumise (LFI), soulignant des désaccords fondamentaux sur des questions de démocratie, de République et d'Europe. Il a indiqué que de telles divergences rendent impossibles toute forme de collaboration, qu'elle soit électorale ou discutée par le biais d'une primaire.
Il n'est pas le seul à rejeter cette idée : des figures de LFI, comme Jean-Luc Mélenchon, ainsi que le député socialiste Jérôme Guedj, lui-même candidat, se montrent sceptiques quant à la viabilité d'une primaire sans LFI.
Les critiques viennent aussi de la direction du Parti socialiste. Des voix, telles que celle de Boris Vallaud, expriment leur souhait d'un vote des militants pour désigner leur candidat avant l'été, tandis que d'autres personnalités, comme Yannick Jadot, remettent en question la pertinence de cette approche.
Une primaire de gauche déjà affaiblie
Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, reste une fervente défenseure d'une primaire, qu'elle propose, sauf pour LFI, avec un socle programmatique, défendant une liste de 21 priorités à aborder ensemble. Cependant, d'autres, comme François Ruffin et Clémentine Autain, se présentent déjà comme candidats dans ce cadre incertain.
Un sondage du Le Monde indique que 60% des personnes interrogées soutiennent une primaire de la gauche sans LFI, un taux qui grimpe à 86% parmi les sympathisants de gauche excluant les insoumis.







