La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a récemment déclaré un portefeuille d'actions totalisant plus de 150 000 euros auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) via un compte PEA. Son équipe a affirmé qu'il n'existe aucun risque de conflit d'intérêts.
Les déclarations d'intérêts et de patrimoines des membres du gouvernement de Sébastien Lecornu, publiées le 20 avril, révèlent que contrairement à de nombreux autres membres de l'exécutif, Barbut se distingue par un portefeuille intriguant. Elle possède 27 participations dans de grandes entreprises, en plus d'avoir des parts dans une société civile immobilière et une autre société civile.
Son portefeuille est composé de diverses actions, représentant un total de 153 362 euros. Parmi ses investissements se trouvent 3 986 euros dans Inditex, le géant espagnol de la fast-fashion (propriétaire des marques Zara, Stradivarius, Bershka, Pull&Bear, entre autres). Dans le secteur du luxe, elle est associée à LVMH, le conglomérat dirigé par Bernard Arnault, ainsi qu'à L'Oréal.
De plus, Monique Barbut montre un intérêt pour l'industrie aéronautique et de défense, avec des investissements de 11 979 euros, dont 6 177 euros chez Airbus, 474 euros chez Thales et 1 328 euros chez Dassault Systèmes. Ces informations, fournies par la HATVP, soulèvent des questions sur la séparation entre les responsabilités gouvernementales et les intérêts privés des membres du cabinet.
Des experts soulignent l'importance de la transparence dans le secteur public. Jean Dupont, analyste financier, indique que "la diversification des investissements est essentielle pour éviter les conflits d'intérêts, mais il est impératif que les citoyens puissent vérifier la distance qui sépare les intérêts personnels des décisions politiques".







