Le détroit d'Ormuz, où transite environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est devenu un épicentre de tensions depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Un responsable du Parlement iranien a récemment annoncé que Téhéran avait reçu ses premiers revenus issus des nouveaux péages instaurés dans ce passage stratégique.
Depuis le début des hostilités, survenues après une attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, la région connaît une intensification des conflits. Malgré un cessez-le-feu instauré le 8 avril, la situation demeure instable avec le blocage du détroit par l'Iran et le blocus américain sur ses ports. Selon l'agence Tasnim, Hamidreza Hajibabaei, vice-président du Parlement, a déclaré : «Les premiers revenus provenant des droits de passage du détroit d'Ormuz ont été déposés sur le compte de la Banque centrale».
Depuis fin février, Téhéran n'a autorisé qu'un nombre très restreint de navires à franchir le détroit, crucial non seulement pour les exportations de pétrole et de gaz, mais aussi pour le transport d'autres marchandises essentielles. Le 30 mars, des médias iraniens avaient évoqué l'approbation par la commission de sécurité du Parlement des nouveaux péages, bien qu'aucun vote final n'ait été confirmé à ce jour.
La pression monte, notamment de la part de l'administration américaine, qui demande à l'Iran de rouvrir le détroit. En retour, Téhéran fait de la levée des mesures de blocus l'une de ses conditions pour reprendre des négociations en vue d'un règlement durable du conflit. Pour sa part, le Royaume-Uni a rassemblé cette semaine des militaires de plus de trente pays pour discuter de la mise en place d'une mission internationale, principalement dirigée par le Royaume-Uni et la France, afin de garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz.







