Le jardinier de la famille Le Pen, Hatim B., un citoyen marocain de 32 ans, a été expulsé le 23 avril dernier, après une décision du préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère. Selon Le Parisien, ce jardinier clandestin, employé par Jean-Marie Le Pen et sa femme Jany, âgée de 93 ans, se trouvait en France sans titre de séjour depuis près de dix ans.
Un cas qui soulève des interrogations
Jany Le Pen, la veuve de l'ancien président du Front National, a récemment visité son employé au local de rétention administrative à Nanterre avant son expulsion. Elle a informé qu'elle avait demandé l'aide d'un avocat pour tenter d'influer sur la procédure d'expulsion, mais cette dernière a été confirmée et Hatim B. a été contraint de retourner au Maroc.
Des experts en droit de l'immigration, comme le professeur Jean-Claude Masclet, soulignent que ce type d'expulsion est de plus en plus fréquent dans un contexte où les autorités intensifient leurs mesures contre l'immigration illégale. Ce dernier a déclaré : « La législation s'est durcie ces dernières années, rendant plus difficile pour les étrangers sans papiers de rester sur le territoire français ».
Cette situation a également mis en lumière des divergences au sein de la famille Le Pen concernant le traitement de l'immigration. Tandis que certains membres de la famille souhaitent une approche plus humaine, d'autres semblent privilégier une posture plus ferme. Comme le rappelle Valeurs Actuelles, Marine Le Pen elle-même a souvent défendu des positions strictes sur l'immigration.
La situation de Hatim B. reste un exemple emblématique des défis que pose l'immigration en France. Comme l'indique Valeurs Actuelles, la question se pose sur la manière dont les politiques d'immigration évolueront dans le contexte des élections à venir.







