Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, a décidé de porter plainte après avoir été la cible de menaces de mort sur les réseaux sociaux. Ce lundi, il a partagé sur X que des commentaires violents avaient été publiés sous un article d’un média local.
La situation s’est aggravée suite à un post sur Facebook où un internaute a déclaré : « il faut mettre une balle au maire », un acte que Nicolas Mayer-Rossignol a qualifié d’« extrême violence ». Ce commentaire a été formulé après la publication d’un article sur un événement délocalisé de Rouen à Poses, qui avait été relayé sur les réseaux sociaux.
Le maire a exprimé son indignation, notant que ce commentaire est resté en ligne sans modération pendant plus d’une semaine avant d’être finalement supprimé. « Je suis choqué que de tels propos puissent circuler librement, sans aucun contrôle », a-t-il déclaré.
Une inquiétude partagée par de nombreux élus
Nicolas Mayer-Rossignol, qui est aussi président de la Métropole Rouen Normandie, a souligné que cette expérience n’était pas unique : de nombreux élus font face à des violences similaires au quotidien. « C’est totalement inacceptable dans la vraie vie et sur les réseaux sociaux », a-t-il affirmé dans un entretien avec ICI Normandie.
Cette situation soulève des questions sur la modération des contenus sur les plateformes numériques et sur la sécurité des élus. Des experts en cybersécurité appellent à une vigilance accrue, non seulement pour protéger les politiques mais également les journalistes et autres personnalités exposées à des menaces. « Les réseaux sociaux doivent mieux encadrer ces espaces de discussion », constate un analyste de l'Institut National de la Sécurité.
Pour conclure, le maire de Rouen a mis en avant une règle essentielle : « zéro complaisance, zéro tolérance ». Il espère que son action incitera d'autres victimes à porter plainte et à ne pas rester silencieuses face à la violence verbale.







