La Suisse engage des dialogues avec plusieurs pays, y compris la France, dans le cadre de son projet visant à doter le pays d'un système de défense aérienne complémentaire. L'objectif est d'améliorer la couverture territoriale d'ici 2030.
Face à des retards significatifs et des coûts supplémentaires, la Suisse va explorer d'autres alternatives pour optimiser sa défense aérienne. Selon un rapport de Zone Militaire, les autorités suisses ont ouvert des discussions pour se procurer un « système de défense aérienne à longue portée complémentaire » principalement européen.
Plusieurs consortiums ont été approchés, dont Eurosam du côté français, avec son système sol-air moyenne portée/terrestre (SAMP/T) surnommé « Mamba ». Parmi les autres options, la société allemande Diehl Defence propose le système « Iris-T SLX », tandis que l’entreprise sud-coréenne Hanwha met en avant son « L-SAM ». Des solutions israéliennes, telles que « David’s Sling » et « Arrow-2 », sont également sur la table.
Un retard dans le programme Air 2030
Ce revirement stratégique pour la Suisse est principalement dû à des difficultés dans le cadre du programme Air 2030, censé fournir de nouveaux systèmes de défense aérienne avant 2030. En mars dernier, le Département de la Défense, de la Protection de la population et des Sports (DDPS) a indiqué que le programme accusait des retards de quatre à cinq ans, associés à des « coûts supplémentaires notables », selon nos confrères.
La situation actuelle a suscité des réactions chez des experts, qui soulignent l'importance de moderniser le système de défense pour anticiper les menaces croissantes dans le paysage géopolitique actuel. Les partenariats internationaux, jugés essentiels, pourraient fournir à la Suisse les technologies nécessaires pour faire face aux défis futurs, selon des analystes de la défense.







