Un anesthésiste de 63 ans, déjà radié de l’Ordre des médecins, est sous le feu des projecteurs judiciaires pour des accusations graves. Le 18 juin 2020, il est soupçonné d'avoir violé deux patientes tout en commettant des attouchements sur une troisième.
Les trois femmes ont dénoncé des agressions survenues à l'hôpital privé Pasteur à Évreux, où l'anesthésiste exerçait. Les actes, selon les plaignantes, étaient motivés par des prétextes sans fondement médical comme la recherche d'hémorroïdes, ce qui a éveillé l'inquiétude des experts.
Des gestes inappropriés au mépris de l'éthique
Les témoignages des victimes décrivent des actes de pénétration digitale et des palpations inappropriées. Divers médecins contactés lors de l'enquête ont confirmé que de telles pratiques n'ont pas leur place dans un cadre anesthésique. De plus, l'état psychologique des plaignantes, dont l'une souffre d'un syndrome post-traumatique, a renforcé la crédibilité des accusations.
Bien que l'anesthésiste conteste fermement ces allégations, sa radiation de l’Ordre des médecins, intervenue en septembre 2025, évoque des gestes inappropriés ayant mis en cause plusieurs patientes. Lors de son audition devant la chambre disciplinaire, il a tenté d'expliquer ses actions par le contexte sanitaire difficile lié à la Covid-19.
Placé sous contrôle judiciaire, il n’a pas le droit d’exercer seul depuis 2022 et a été suspendu par l’Agence régionale de santé (ARS) Normandie en juin 2025. Le court procès, tenu à huis clos, s'achève avec un verdict attendu vendredi prochain.







