Le mystère entourant la disparition de la petite Lyhanna, dans le Gers, prend une tournure inquiétante. Le principal suspect, un homme de 41 ans, est déjà dans le collimateur de la justice après avoir été accusé de viols sur une fillette de 10 ans. Les témoignages des habitants de la région oscillent entre colère et désespoir.
Les événements se sont précipités depuis l'annonce de la disparition de Lyhanna. En août 2025, une mère a alerté les autorités après que sa fille ait révélé avoir été victime de viols répétés au domicile de cet homme, alors qu'elle était amie avec sa fille. La plainte ne sera cependant pas examinée avant octobre de la même année, lorsqu'elle sera transférée au parquet de Toulouse, puis au parquet d'Auch. Neuf mois plus tard, lorsque Lyhanna disparaît, l'homme n'a toujours pas été interrogé pour ces accusations.
À Fleurance, cette situation suscite l’indignation parmi les habitants. Une résidante déclare : "C’est inacceptable qu’après de tels événements, cet homme n’ait pas été éloigné des enfants." Un autre habitant ajoute : "Si une enquête avait été menée, peut-être que cela aurait pu éviter ce drame. C'est réellement déprimant."
Des attouchements lors d'une soirée pyjama ?
Les révélations s'intensifient avec l'annonce d'une nouvelle plainte pour attouchement. Le père de la victime présumée a expliqué que sa fille aurait été maltraitée lors d'une soirée pyjama : "Il l'a réveillée d'une manière inappropriée, en caressant ses fesses," a-t-il rapporté.
La mère de Lyhanna avait déjà exprimé des réserves sur le comportement du suspect. Elle a déclaré : "Ma fille m'a confié qu'il l'embêtait avec des guilis. J'ai décidé qu'il ne devait plus la côtoyer. Mais il continuait à traîner près du collège." De nombreux parents de la communauté partagent sa préoccupation, craignant pour la sécurité de leurs enfants.
Aujourd'hui, les recherches pour retrouver la petite Lyhanna se poursuivent, mobilisant enquêteurs, pêcheurs et chasseurs du secteur depuis six jours. Le besoin d'une réponse rapide et efficace est ressenti par tous, renforçant l’urgence de revoir les protocoles de traitement des affaires sensibles.







