Un faux chirurgien-dentiste, Mahiedine A., se retrouve sous le coup d'une enquête à Paris pour des violences ayant entraîné des mutilations permanentes chez au moins cinq de ses patients entre 2021 et 2023. Cet imposteur aurait exercé avec de faux diplômes dans différents cabinets à Paris et même au Luxembourg. Sarah, une de ses anciennes patientes, a accepté de partager son histoire tragique.
Des promesses trompeuses
L'histoire débute en 2021, lorsque Sarah se rend dans le centre dentaire Victor-Hugo, situé dans le 16e arrondissement. Après avoir consulté ce médecin, il lui signale la présence de deux caries et lui conseille de revenir la semaine suivante pour un traitement. Pourtant, lors de ce second rendez-vous, elle paie sans recevoir de soin. "Je pensais qu’il profitait de ma bonne mutuelle, mais je lui faisais confiance, il semblait si aimable et souriant", confie-t-elle.
Un rendez-vous cauchemardesque
C'est après quatre consultations et autant de paiements que le faux dentiste daigne finalement agir. Cependant, lors de l'intervention, Sarah ressent une douleur insupportable, ayant été négligée lors de l'anesthésie. "Il a tenté de m'injecter le produit à trois reprises, mais cela n'a rien changé. J'étais en panique, incapable de respirer ni de déglutir, tandis que lui continuait de sourire", raconte-t-elle, encore bouleversée par cette expérience.
Justice et réflexions du Conseil de l'Ordre
Aujourd'hui, Mahiedine A. confronté à la justice, risque jusqu'à quinze ans de prison. Il a été mis en examen en 2023 après des plaintes déposées par le Conseil de l'Ordre et patientes. Les investigations, menées par la brigade de répression de la délinquance, montrent que cet individu n'avait jamais achevé sa formation et avait produit un faux diplôme pour exercer. Radié en mars 2023, il a continué à pratiquer pendant près d'un an, provoquant des blessures graves à ses victimes.
En conséquence de ces événements tragiques, le Conseil national de l'ordre des chirurgiens-dentistes a décidé d'accroître les contrôles d'accès à la profession. Des commissions régionales seront instaurées pour évaluer les compétences des praticiens venus de l'étranger désireux d'exercer en France, afin d'éviter de telles fraudes à l'avenir.







