A la suite de l'effondrement tragique du bâtiment situé au 3 rue Halle-Delacroix, survenu le 18 juin dernier, un état d'urgence s'est installé dans le quartier. Ce jeudi 2 juillet, trois immeubles adjacents, dont les façades donnent sur la rue d'Aubagne, ont été rapidement évacués en raison de fissures inquiétantes observées sur l'un des bâtiments de quatre étages, sis au 16 rue d'Aubagne.
La police nationale a délimité un périmètre de sécurité aux alentours de 19 heures, mobilisant les marins-pompiers et les services municipaux pour évaluer les risques potentiels d'effondrement. Ce bâtiment, qui avait déjà été placé sous surveillance, est désormais un sujet de vive inquiétude pour les habitants.
« Je me souviens encore de ce nuage de poussière, on a cru que ça recommençait », a confié Samia, résidente du quartier, dévoilant la peur persistante dans la communauté. L'incident initial avait laissé des marques profondes, et les résidents redoutaient de revivre une telle tragédie.
Les autorités, conscientes de la gravité de la situation, ont renforcé la sécurité dans la zone affectée, tandis que des experts en sécurité structurelle ont été appelés à évaluer les bâtiments environnants. Dans une déclaration à France 3, un ingénieur en structure a expliqué que « la prévention est essentielle dans de telles situations. Les inspections régulières peuvent sauver des vies ». Les services de la Ville restent mobilisés pour assurer la sécurité des habitants, selon un rapport de « La Provence ».
Ce nouvel événement rappelle la vulnérabilité de certains bâtiments anciens à Marseille et soulève des questions sur la réglementation en matière de sécurité des immeubles dans la ville. Les autorités locales doivent se pencher sur ces problématiques pour éviter d'autres mises en danger des résidents.







