Le 30 décembre dernier, le violoniste Brian King Joseph a déposé une plainte contre Will Smith et son entreprise, alléguant des faits de harcèlement sexuel. Ces accusations surviennent après un incident survenu en mars 2025, lors d'une date de tournée à Las Vegas.
Dans sa plainte, relayée par People, Brian King Joseph déclare avoir été "manipulé" par Smith dans une intention d'"exploitation sexuelle". L’artiste affirme avoir découvert un mot mystérieux dans sa chambre d'hôtel, contenant une promesse inquiétante : "Brian, je vais revenir... Juste nous deux". Ce message aurait été laissé en son absence, sans effraction, accompagnée d'objets troublants, tels qu'une bouteille de bière et un flacon de médicament au nom d’une autre personne.
Ce violoniste, qui a partagé la scène avec Smith sur la tournée, a déclaré aux autorités ressentir une anxiété persistante après avoir soupçonné qu'un intrus pourrait revenir dans sa chambre avec de mauvaises intentions. "Mon sentiment de sécurité a été gravement compromis", a-t-il affirmé.
Réaction de Will Smith
Les avocats de Smith ont rapidement réagi, qualifiant les accusations de "fausses et infondées". Ils soutiennent que ces allégations n'ont aucune base et que Will Smith entend se défendre vigoureusement.
Brian King Joseph a également mentionné avoir contacté l'équipe de l'hôtel, ainsi que la police, à plusieurs reprises, mais a constaté qu'il a été victime de moqueries et d'humiliation au sein de l'entourage de l'acteur. Après avoir été mis à l'écart, un autre violoniste a été engagé pour le remplacer sur la tournée, ce qui a contribué à sa détresse émotionnelle, engendrant des symptômes de syndrome post-traumatique.
Cette affaire soulève des questions importantes sur la sécurité et le vécu des artistes lors de tournées, un sujet souvent délicat et parfois méconnu. Plusieurs experts en droit du travail affirment qu'il est crucial pour les organisations de prendre très au sérieux toute allégation de harcèlement afin de protéger non seulement les victimes potentielles, mais également l'intégrité de l'industrie musicale dans son ensemble. Comme le souligne le journal Le Monde, ce genre de situation met en lumière les défis rencontrés par ceux qui osent dénoncer des comportements inappropriés dans un milieu souvent admiré, mais parsemé de zones d'ombre.







