Un homme de 18 ans a été récemment arrêté et mis en examen, soupçonné d'avoir orchestré le piratage de la Fédération française de tir, un acte ayant compromis jusqu'à un million de comptes. L'interpellation a eu lieu par la brigade de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire, marquant une avancée significative dans les investigations menées depuis l'attaque révélée en octobre dernier.
Les chefs d'accusation incluent le blanchiment d'argent, la détention d'équipements pour des activités illégales, ainsi que l'interférence dans le fonctionnement de systèmes informatiques. Selon le parquet de Paris, le jeune homme, dont les activités criminelles aurait commencé alors qu'il était encore mineur, a été placé sous contrôle judiciaire avec un cautionnement de 2.000 euros.
Les données piratées ne se limitent pas aux informations personnelles des adhérents, mais ont également entraîné une série d'agressions et de vols d'armes, indiquent des sources policières. Ces événements révèlent les risques croissants associés à la cybersécurité dans un contexte où les hackers ciblent des organismes en quête de données sensibles.
La Fédération, touchée par cette intrusion, a déclenché une alerte qui a permis à la police d'agir rapidement après que le prestataire informatique a remarqué des anomalies dans les systèmes. Des centaines de milliers d'adhérents ont vu leurs données personnelles divulguées, déclenchant des inquiétudes généralisées.
"Nous avons besoin d'une plus grande vigilance : les cybercriminels sont de plus en plus audacieux et organisés", a commenté un expert en cybersécurité, contacté par BFMTV.
La police judiciaire continue ses efforts pour retracer d'autres membres potentiels du réseau cybercriminel ainsi que les acheteurs des données. La situation constitue une alerte pour de nombreuses autres institutions qui doivent renforcer leurs mesures de sécurité pour prévenir de futures attaques.







