Après trois décennies d'attente, le projet de Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) commence à se concrétiser avec la validation d'une feuille de route, annoncée ce vendredi 9 janvier 2026. Désormais, les études nécessaires à son avancée vont pouvoir redémarrer cette année.
Lors d'une rencontre marquée par des échanges passionnés, Pierre Bédier, président du Département des Yvelines, a proposé une métaphore évocatrice : "On s'est disputé, mais maintenant il est temps de recoller les morceaux". Ce commentaire illustre bien la tension qui a longtemps existé entre les régions Normandie et Île-de-France, mais aussi le nouvel élan observé après ce dernier comité de pilotage.
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a personnellement dirigé cette réunion, apportant la garantie de l’appui total du gouvernement à ce projet d’importance nationale. La nomination récente de Gaëlle Le Roux à la tête du projet laisse présager une relance significative après un conflit sans précédent entre les présidents des Régions, Hervé Morin (Les Centristes) et Valérie Pécresse (LR).
Selon les responsables, la feuille de route validée doit aboutir à un projet remanié d’ici l’automne 2026. Les discussions ont permis de converger sur des principes fondamentaux, comme l’arrivée des trains normands à la gare Saint-Lazare, l'établissement d'une nouvelle gare à Saint-Sever à Rouen et la nécessité d'ajouter quatre voies entre Paris et Mantes-la-Jolie. Les préoccupations concernant l'arrêt des trains dans les zones Mantois et Bonniérois, ainsi que l'écoulement du fret depuis Le Havre, ont également été prises en compte.
Jean-Baptiste Gastinne, vice-président de la Région Normandie, a souligné l'importance d'un lancement rapide des études par SNCF Réseau. Les défis à relever incluent non seulement la circulation dans les Yvelines, mais aussi la question des transports fret. L'objectif est de débuter l'enquête publique d'ici 2028.
En parallèle, il est question de synchroniser le projet de LNPN avec d'autres initiatives ferroviaires, ce qui pourrait ouvrir la voie à une étude sur un contournement nord de l'Île-de-France via Amiens. Cela offrirait une meilleure connexion avec l'axe Atlantique, rendant ainsi la Normandie plus accessible, bien que des experts soulignent la nécessité de planifier ces transformations avec rigueur.
Cette dynamique représente un espoir pour les usagers, alors que les citoyens et élus de Normandie attendent un développement positif dans la mobilité régionale.







