Trois chasseurs, dont le président d'un club local et un élu, ont été condamnés par le tribunal de Nice pour avoir abattu illégalement des chamois dans l'arrière-pays niçois. Leur acte, survenu en 2024, a été mis au jour grâce à une enquête menée par l'Office Français de la Biodiversité (OFB). En septembre, ils avaient tué un chevreau femelle à Venanson lors d'une battue utilisant un chien, une pratique strictement interdite.
Suite à ce triste incident, le préfet des Alpes-Maritimes avait pris un arrêté pour interdire la chasse aux chamois dans la commune, compte tenu de la récurrence de tels actes. Ces méthodes de chasse sont non seulement cruelles, mais causent également un stress immense aux chamois, les rendant vulnerables et désorientés. Selon des experts en écologie, l'usage de chiens dans la chasse perturbe gravement les comportements naturels de ces animaux, pouvant même entraîner leur mort.
Les trois condamnés, un président de société de chasse, un garde particulier et un rabatteur, ont vu leur permis de chasse suspendu pour des délais variant de trois mois à un an, accompagnés d'amendes significatives. Ils avaient répété des pratiques similaires dans un secteur voisin, piégeant les chamois entre plusieurs cols.
L'association de protection animale Stéphane-Lamart, qui a agi en tant que partie civile dans cette affaire, a salué la décision de justice, y voyant une « reconnaissance explicite du préjudice écologique causé à la faune sauvage ». Toutefois, elle a exprimé des réserves concernant l'absence d'inscription au casier judiciaire des responsables. Des mouvements écologistes en France soulignent encore les lacunes dans la législation entourant la protection de la faune et appellent à des instituts garantissant une chasse responsable et respectueuse de la biodiversité. Comme le souligne l'écologiste Marie Dupont, « Cette affaire sert d'avertissement sur les conséquences du braconnage, un fléau qui menace notre patrimoine naturel ».







