Lors du dernier conseil municipal tenu le 13 janvier 2026, le maire de Montmorillon, Bernard Blanchet, a révélé que le coût du nettoyage et du tri des déchets laissés par la manifestation des agriculteurs pourrait atteindre environ 101 000 euros. Cette mobilisation, survenue le 18 décembre 2025, visait à protester contre le protocole de gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et l'accord de libre-échange avec le Mercosur, regroupant des membres de divers syndicats agricoles.
Les agriculteurs ont déversé près de 300 tonnes de déchets dans le centre de Montmorillon, notamment des pneus, du lisier et des déchets plastiques, bloquant les accès au bâtiment sous-préfectoral. La situation a nécessité une intervention rapide des agents techniques de la commune et de partenaires tels que la communauté de communes Vienne et Gartempe (CCVG) et le Syndicat interdépartemental mixte pour l’équipement rural (Simer), qui ont réussi à débarrasser les lieux le soir même.
« Recycler les pneus de tracteurs coûte environ 400 euros la tonne », a mentionné le maire en évoquant les défis financiers que cela représente pour la municipalité. À ce jour, la mairie refuse d'assumer ces frais, considérant qu'ils résultent de revendications à l'encontre de l'État. Une réunion est attendue avec la sous-préfecture pour discuter de la prise en charge par l'État, sans quoi Montmorillon devra encaisser cette lourde facture.
Les réactions au sein du conseil municipal varient. Jean-Philippe Boyard, conseiller municipal, a pris position en déclarant : « Je respecte les luttes des agriculteurs, mais ces actes de vandalisme sont inacceptables. » Le maire n'a pas encore répondu à l'idée d'intenter une action en justice contre les manifestants, une question qui reste ouverte alors que la ville cherche des réponses quant aux responsabilités financières liées à cette situation.
Cette mobilisation, qui a également suscité des débats au sein d'autres communes, souligne les tensions qui existent entre les agriculteurs et les politiques publiques actuelles, souvent perçues comme néfastes pour le secteur. Alors que les agriculteurs continuent de batailler pour défendre leurs intérêts, la nécessité d'un dialogue constructif entre les différentes parties prenantes apparaît plus cruciale que jamais.







