Dans un contexte d'incertitude, Aldi, le discounter allemand, a formellement démenti les
rumeurs concernant une éventuelle vente de ses 1.300 magasins en France. Le groupe, qui a annoncé son
engagement à long terme sur le marché français, a réagi aux informations circulant dans la presse spécialisée,
notamment à travers le média La Lettre, qui affirmait qu'Aldi envisageait un retrait.
« Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses », a déclaré Aldi Nord,
la maison mère du groupe. Ce dernier a souligné que ses investissements massifs dans le réseau de magasins
et la logistique sont le reflet d'une stratégie d'optimisation et de croissance.
Aldi prétend que son évolution en France est constante et conforme aux objectifs des dirigeants, malgré un marché de
la grande distribution de plus en plus compétitif. Selon les chiffres rapportés par Kantar WorldPanel, Aldi est actuellement le 8ème distributeur alimentaire de France,
avec une part de marché de 3%, loin derrière son concurrent Lidl, qui détient 8,1% de parts de marché.
Pour autant, le discounter allemand a connu des pertes significatives ces dernières années. En 2022,
Aldi a enregistré un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros en France, une hausse de 17% par rapport à l'année précédente,
mais avec une perte nette s'élevant à 397 millions d'euros.
Des experts du secteur, tels qu'Olivier Dauvers, soulignent que malgré ces difficultés, il pourrait y avoir d'éventuels acheteurs en cas de cession, incluant des groupes comme Carrefour et Lidl.
Cependant, Aldi a affirmé qu'il ne cherchait pas à vendre ses actifs et reste convaincu que son model commercial peut
les maintenir dans une position concurrentielle dans le paysage français.







