La situation actuelle en Iran, marquée par des manifestations et des tensions politiques croissantes, suscite de vives inquiétudes sur le marché du pétrole mondial. Un éventuel engagement militaire des États-Unis pourrait bouleverser les équilibres, entraînant une flambée des prix du brut. En effet, l'Iran reste l'un des principaux producteurs mondiaux, malgré une production en déclin depuis les sanctions des années 1970.
Actuellement, l'Iran produit environ 3,2 millions de barils par jour, et selon les données de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le pays possède les troisièmes plus grandes réserves de pétrole au monde. Comme l'indique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, le coût d'extraction du pétrole iranien est parmi les plus bas au monde, se chiffrant à seulement 10 dollars par baril.
La dépendance de l'Iran envers la Chine pour ses exportations de pétrole n'a fait que renforcer les enjeux. Malgré les sanctions, la Chine continue d'importer du brut iranien, bénéficiant ainsi de tarifs préférentiels. En février 2025, les exportations iraniennes vers Pékin ont atteint en moyenne 1,74 million de barils par jour, comme l'affirme la plateforme Kpler.
Les experts s'accordent à dire qu'une intervention américaine pourrait provoquer une hausse immédiate des prix du brut. Homayoun Falakshahi souligne que, dans un scénario de conflit, les prix pourraient atteindre de nouveaux sommets, rappelant les tensions passées. Les analystes restent vigilants, observant que la réponse de l'Iran à une éventuelle agression militaire serait déterminante pour la réaction du marché.
Les principaux risques incluent d'éventuelles représailles iraniennes contre des infrastructures pétrolières dans la région ou même une tentative de bloquer le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole. Les renvois d'experts et de données de sources telles que BFM TV révèlent l'importance cruciale de surveiller cette situation volatile.







