Le 15 janvier, l'Assemblée nationale a voté contre une proposition visant à réinstaurer un impôt sur la fortune, portée par les socialistes. Cette initiative, qui espérait générer 5 milliards d'euros de recettes, a été largement contestée. Le député Philippe Brun, à l'origine de l'amendement, souhaitait élargir l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière en y intégrant des actifs financiers. Cependant, le rejet a été clair : 41 voix en faveur dont les membres de la gauche, contre 98 oppositions.
Au cœur du débat, le député Emmanuel Maurel a exprimé ses préoccupations : « Je constate avec tristesse que l’imposition des plus riches diminue comme peau de chagrin et qu’une majorité de cet hémicycle en est complice ». Les critiques portées par les membres du gouvernement ciblent notamment l'intégration de l'assurance-vie, jugée nécessaire pour ne pas fragiliser le financement à long terme des entreprises.
Cette proposition vient suite à une première lecture, où une forme d'impôt sur la fortune avait été adoptée dans un climat de confusion, soutenue par une alliance momentané entre le PS, le MoDem et le Rassemblement national. Toutefois, cette fois-ci, le Rassemblement national s’est opposé à la version proposée par Brun, arguant que la résidence principale n’était pas exclue de l’assiette.
Alors que le ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a recommandé aux députés de ne pas suivre les modifications suggérées par le Sénat, l'idée d'un impôt sur la fortune continue de diviser les élus. L'enjeu d'une imposition plus équitable des plus riches demeure au cœur des préoccupations des élus de gauche, alors que la question du rendement fiscal se fait de plus en plus pressante. Selon des sources internes, cette situation souligne un désaccord croissant sur les politiques fiscales en France, alors que les groupes de réflexion et experts financiers appellent à des réformes plus ambitieuses.







