À Granville, une vive réaction de la clientèle d'E.Leclerc a poussé l'association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) à lancer une pétition pour demander le retrait des pièges à colle destinés à capturer les rats. Moins d'une semaine après son lancement, la pétition a déjà recueilli plus de 16 000 signatures, preuve du mécontentement croissant face à cette pratique jugée inhumaine.
Selon PAZ, ces pièges entraînent la souffrance prolongée des animaux piégés, provoquant une mort lente et douloureuse. L'association a déclaré que plusieurs grands distributeurs avaient déjà cessé de proposer ces dispositifs, et elle continue de faire pression sur environ 37 magasins de la chaîne E.Leclerc à travers le pays. À ce jour, Granville est le seul endroit dans la Manche où une telle initiative a été mise en place.
"Les animaux ne devraient pas devoir souffrir pour des problèmes de nuisibles. Il existe d'autres méthodes plus respectueuses et efficaces pour gérer ce genre de situation," a affirmé un porte-parole de PAZ dans une récente interview à France 3. Cette prise de parole a été renforcée par des témoignages de clients qui révèlent leur indignation face à la vente de tels pièges dans leur supermarché local.
Les avis sont partagés, car certains consommateurs estiment que ces pièges sont un mal nécessaire pour contrôler une population de rats de plus en plus envahissante. Cependant, une majorité semble désormais pencher vers des solutions alternatives, affirmant que la souffrance animale ne devrait pas être une option acceptable.
Ce débat soulève également des questions importantes sur la responsabilité éthique des grandes surfaces dans leurs choix de produits. Alors que d'autres enseignes prennent la décision d'adopter des pratiques plus respectueuses des animaux, les utilisateurs de la pétition espèrent que E.Leclerc suivra cette voie.
Les prochaines semaines seront cruciales pour savoir si cette mobilisation réussira à changer les politiques de vente au sein de la grande surface. L'association PAZ continue de collecter des avis et de mobiliser l'opinion publique pour faire pression sur les responsables afin que ces pièges à colle soient bannis des rayons.







