Quentin Deranque, un jeune homme de 23 ans, a perdu la vie le 14 février suite à des blessures subies lors d'une violente agression à Lyon, survenue deux jours plus tôt lors d'une conférence animée par l'eurodéputée Rima Hassan, de La France Insoumise.
Ce qu'il faut savoir
Trois jours après le drame, l'enquête pour "homicide volontaire" se poursuit, selon le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran. Il a rapporté que le militant a été agressé par "au moins six individus". Des informations fournies par France Télévisions indiquent que cinq d'entre eux ont déjà été identifiés, dont certains sont fichés S, notoire pour leur affiliation au mouvement Jeune Garde, groupuscule antifasciste dont la dissolution est prévue pour 2025, sujet d'un recours devant le Conseil d'État. À ce jour, aucune interpellation n’a été signalée.
- L'accès à l'Assemblée suspendu pour l'assistant du député LFI Raphaël Arnault. Lundi, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé que le nom de Jacques-Elie Favrot était "cité par plusieurs témoins" dans l'agression qui a coûté la vie à Quentin. Ceci pourrait entraîner un trouble à l'ordre public, selon un communiqué officiel.
- Le ministre de l'Intérieur pointe du doigt l'ultragauche. Lors d'une interview sur France 2, Laurent Nuñez a avancé que des éléments préliminaires indiquent l'implication manifeste d'un groupuscule d'ultragauche dans l'incident. Il a ajouté : "L'enquête devra valider si des membres de la Jeune Garde sont impliqués, mais les témoignages vont en ce sens".







