"Nous n'avons aucune leçon à recevoir de l'internationale réactionnaire", a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lors de son intervention sur franceinfo.
En réaction à certains propos tenus par l'administration Trump au sujet de la mort de Quentin Deranque, étudiant lié à l'extrême droite radicale, l'ambassadeur américain, Charles Kushner, sera convoqué au ministère français des Affaires étrangères. Dans l'émission "Questions politiques" diffusée le 22 février sur plusieurs chaînes, Jean-Noël Barrot a précisé : "Nous allons convoquer l'ambassadeur des États-Unis en France, puisque l'ambassade a commenté cette tragédie, qui touche directement notre communauté nationale".
L'ambassade américaine avait précédemment affirmé que "l'extrémisme violent de gauche est en hausse et que son rôle dans la mort de Quentin Deranque illustre la menace qu'il représente pour la sécurité publique." L’administration a, par ailleurs, exprimé son intention de suivre la situation et d’espérer que les responsables des violences soient traduits en justice. Ce message a suscité une vive réaction du côté français.
Jean-Noël Barrot a ajouté : "Nous refusons toute instrumentalisation de ce drame à des fins politiques. La France n’a aucune leçon à recevoir sur la violence, et certainement pas de l'internationale réactionnaire." Cette réponse met en lumière les tensions diplomatiques qui persistent entre Paris et Washington, révélant une lutte d’influence et une défiance sur des questions sensibles. Des experts affirment que cette situation pourrait aggraver les relations entre les deux nations, notamment à un moment où la France cherche à renforcer son image sur la scène internationale.







