Deux mois après la tragédie ferroviaire d'Adamuz, ayant coûté la vie à 42 personnes, l'enquête sur les causes de cet incident se poursuit. Les boîtes noires des deux trains impliqués seront ouvertes mercredi prochain, apportant peut-être des réponses tant attendues.
Le 18 janvier 2026, deux trains, l’Iryo et un Renfe, ont violentément percuté à Adamuz, en Andalousie. Cet événement tragique a gravement blessé plus de 120 personnes. Les enquêteurs, soutenus par les autorités espagnoles, tentent de comprendre comment un train récemment inspecté a pu dérailler et entrer en collision avec un autre, pourtant circulant sur des voies régulièrement entretenues.
Des incohérences sur l’entretien
Selon un rapport de Cordópolis, des incohérences gênantes ont été relevées concernant l'entretien des soudures effectuées sur la voie où l'accident a eu lieu. Réalisées en mai 2025, ces soudures seraient contestées quant à leur conformité avec la réglementation en vigueur. Les détails attendus pour éclaircir la nature de ces incohérences n’ont cependant pas été précisés dans le rapport remis à la juge le 18 février.
Bien que l’hypothèse de sabotage ait été jugée "hautement improbable", les enquêteurs explorent les responsabilités de l’entretien et de la surveillance des trains. Un expert en sécurité ferroviaire, contacté par Le Monde, déclare qu'une attention particulière doit être accordée aux procédures en place au sein des compagnies concernées.
Les boîtes noires bientôt ouvertes
D'après les informations de Cordópolis, la juge a donné son feu vert pour l’analyse du contenu des boîtes noires. Ce processus crucial devrait se dérouler le 5 mars prochain. De plus, l'accès aux données vidéo des caméras de sécurité à bord du train Iryo a également été autorisé, au grand soulagement des enquêteurs.
Actuellement, deux hypothèses se dessinent : un manquement aux protocoles de sécurité de la part des conducteurs ou des failles dans le maintenance des trains. Les résultats des boîtes noires sont attendus avec impatience, car ils pourraient faire avancer l’enquête de manière significative et donner des réponses aux familles des victimes.







