Les lundi 2 et mardi 3 mars, plusieurs établissements scolaires de Gironde ont été ciblés par de fausses alertes à la bombe. Le lycée privé Edgar-Morin à Bordeaux a été évacué après qu’un message menaçant ait été reçu. Environ cinquante élèves et enseignants ont été mis à l’abri alors que les forces de l’ordre procédaient aux vérifications nécessaires. Une heure plus tard, l’établissement a pu rouvrir ses portes.
Ce même mardi, le collège public Georges-Mandel à Soulac-sur-Mer a reçu un mail menaçant, disant que « tout allait péter », un message partiellement rédigé dans une langue étrangère, et ce, bien avant l’arrivée des élèves. La gendarmerie a rapidement réagi, vérifiant les lieux. Dans le même temps, le collège Alfred-Mauguin à Gradignan a également reçu le même type de message quelques heures plus tard, conduisant à l’évacuation des 500 élèves présents.
Ces incidents s'inscrivent dans une série d'alertes qui se multiplient depuis le retour des vacances d’hiver. La préfecture et le rectorat ont, par ailleurs, émis un communiqué soulignant que ces actes mobilisent inutilement les forces de l’ordre, risquant de retarder d’éventuelles interventions auprès de personnes ayant réellement besoin d’aide.
Les conséquences d’un tel canular peuvent s’avérer sérieuses. Les auteurs peuvent encourir jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour avoir communiqué de fausses informations dans le but de semer la panique.
Il est également important de rappeler que si les responsables sont identifiés, ils pourraient être amenés à rembourser les dépenses engagées lors des interventions, et des mesures disciplinaires pourraient être prises s'il s'agit d'élèves.
Face à cette situation, des plaintes ont été déposées par les établissements ciblés et des enquêtes sont en cours. Les responsables exhortent ainsi à la prudence, car de tels actes nuisent non seulement à la sérénité des établissements scolaires mais mettent également à mal la confiance du public envers les autorités.







