La nuit du 12 au 13 février dernier, dans un foyer de la Fondation John Bost à Saint-Pierre-d'Eyraud, une femme de 61 ans porteuse de trisomie 21 a été retrouvée sans vie dans sa chambre. Les premiers éléments révèlent que la victime avait subi des traces d'étouffement ou de strangulation, selon les déclarations du parquet de Bergerac.
Des aides-soignantes, alertées par une autre résidente, ont découvert le corps dans une situation alarmante. "Il s'est passé quelque chose de grave", a rapporté l'une des résidentes, suscitant l'intervention urgente des secours, qui n'ont cependant pas pu la réanimer.
Une suspicion pesante
Le décès a profondément choqué le personnel du foyer, qui accueille principalement des personnes autistes. Après l'autopsie, les résultats ont confirmés qu'elle avait été victime d'un "étouffement ou d'une strangulation". La résidente ayant alerté le personnel est désormais suspectée d'être impliquée dans le meurtre. Âgée de 33 ans et atteinte d'un "trouble du spectre autistique atypique", elle était dans une chambre différente de la victime.
Suite à l'incident, elle a été hospitalisée de manière contrainte au sein de l'hôpital psychiatrique Vauclaire, son état ne permettant pas une garde à vue. Elle a finalement été entendue par les enquêteurs le 3 mars, où elle a "globalement reconnu les faits", mais sans en fournir d'explications significatives.
Des témoignages limités
La victime partageait sa chambre avec une femme qui, en raison de son handicap, ne peut s'exprimer. Selon Guillaume de Clermont, directeur de la Fondation John Bost, les témoignages des personnels ont déjà été recueillis et une aide psychologique a été mise en place pour soutenir ceux directement touchés par cette tragédie. De plus, un service funèbre a été organisé pour rendre hommage à la victime.
Actuellement, le parquet de Périgueux mène l'enquête afin d'évaluer la responsabilité pénale de la suspecte. En France, le Code pénal stipule qu'une personne souffrant d'un trouble psychique au moment des faits peut être considérée comme non pénalement responsable, ce qui soulève des questions importantes sur les circonstances de cette affaire complexe.







