Cesar Chavez, décédé en 1993, est reconnu pour son engagement en faveur des droits des travailleurs agricoles. Cependant, une enquête récemment publiée par le New York Times met en lumière de graves accusations d'agressions sexuelles et de viols sur des militantes au sein de son mouvement.
Chavez, cofondateur en 1962 du syndicat des travailleurs agricoles UFW, est accusé d'avoir abusé de plusieurs femmes, dont certaines étaient mineures à l'époque des faits. Deux victimes présumées, citées dans l'enquête, révèlent avoir subi des violences dans les années 1970, alors que leurs familles étaient impliquées dans l'UFW. L'une d'elles a rapporté des attouchements inappropriés commencés alors qu'elle n'avait que 12 ans.
Deux victimes présumées mineures au moment des faits
Une autre femme a déclaré avoir eu des relations sexuelles à l'âge de 15 ans avec Chavez, tandis que le droit californien fixe la majorité sexuelle à 18 ans. Ces révélations ont été cachées pendant des décennies par des membres du mouvement, ce qui soulève des questions éthiques sur la protection des victimes au sein de la lutte syndicale.
« Savoir qu’il a fait du mal à des jeunes filles me rend malade »
Dolores Huerta, complice de longue date de Chavez et figure influente de la lutte syndicale, a également exprimé son indignation face à ces allégations. Elle affirme avoir gardé le secret durant des années, considérant la construction du mouvement comme une priorité. « Savoir qu’il a fait du mal à des jeunes filles me rend malade », a-t-elle déclaré, reconnaissant que ces actes ne sauraient effacer les avancées obtenues pour les travailleurs.
Le New York Times indique que Chavez aurait eu huit enfants avec son épouse et quatre enfants hors mariage, dont deux avec Huerta. En réponse aux accusations, le syndicat UFW a annoncé qu’il n’avait reçu aucune information directe concernant ces allégations, mais a annulé une cérémonie prévue pour honorer Chavez, affirmant que ces accusations étaient « incompatibles avec les valeurs » du syndicat.







