Présumé mort en Syrie, Sabri Essid a été un acteur clé de la politique d’élimination des Yézidis, selon le verdict rendu par la cour d’assises de Paris.
Le 20 mars 2026, le djihadiste français Sabri Essid a été jugé et condamné par défaut à la réclusion criminelle à perpétuité à Paris pour son rôle dans le génocide de la minorité yézidie en zone irako-syrienne. Un tribunal a reconnu sa culpabilité pour génocide et crimes contre l’humanité après cinq jours de procès.
L’avocate générale, Sophie Havard, a souligné qu'Essid était un « maillon essentiel de la chaîne criminelle » qui orchestrait la politique de destruction des Yézidis, marquant une étape significative dans la lutte contre l'impunité des criminels de guerre. Ce procès a été le premier en France à aborder le génocide yézidi, une minorité déjà gravement touchée par les atrocités de l'État Islamique.
Le « demi-frère » de Mohammed Merah
Originaire de Toulouse, Sabri Essid partageait des liens familiaux avec Mohammed Merah. Leur connexion remontait à une enfance commune dans le quartier des Essarts, renforcée par leur implication dans un environnement islamiste radical. Essid avait quitté la France pour la Syrie en 2014, emmenant avec lui sa famille, dont ses trois enfants.
Après une incarcération pour des charges liées au terrorisme en France, Essid, surveillé par les autorités, parvenait à rejoindre un réseau djihadiste en Syrie, en dépit de son passé criminel. Des reports de médias comme La Nouvelle République évoquent son apparition dans des vidéos troublantes où il était filmé participant à des actes de barbarie.
Cette condamnation signalerait ainsi une volonté croissante des autorités françaises de poursuivre et de juger ceux qui ont commis des violations graves des droits de l'homme à l'étranger. Selon des experts, il s'agit d'un pas vers la justice pour les victimes des atrocités commises par les groupes djihadistes.







