Une tragédie s'est produite jeudi 19 mars à l'hôpital de Cherbourg, où une femme, salariée d'Orano, a succombé à une méningite. Cette entreprise, spécialiste du combustible nucléaire, a immédiatement identifié environ 50 cas contacts, tous placés sous traitement préventif.
Un porte-parole d'Orano a confirmé le décès, concernant "une infection invasive à méningocoque", d'une manière qui a été reprise par plusieurs médias, dont ICI Cotentin. L'entreprise a pris des mesures préventives en désinfectant ses locaux, en autorisant le télétravail et en instaurant des gestes barrières parmi ses salariés.
Aucune connexion avec l'épidémie britannique
Malgré des craintes initiales, Orano a souligné qu'"aucun lien n'a été établi avec l'épidémie actuelle au Royaume-Uni", qui a vu plusieurs cas de méningite signalés dans la région de Kent. L'Agence régionale de santé (ARS) de Normandie corroborait cette absence de lien en précisant : "La contagiosité de cette maladie est relativement faible et se limite aux contacts proches, dans des environnements communautaires ou familiaux." Dans un communiqué, l'ARS a également rappelé les symptômes associés à cette infection, comme la forte fièvre, les maux de tête intenses, les nausées et les raideurs de la nuque.
Les 50 employés considérés comme cas contacts recevront un traitement antibiotique préventif pendant 48 heures et devront rester chez eux pendant 10 jours. Orano, qui a succédé à Areva, est particulièrement active dans le domaine du cycle de combustible à uranium, gérant également des déchets radioactifs à La Hague.







