Tôt vendredi matin, une école maternelle d'Alès a été la cible d'une tentative d'incendie. Fort heureusement, aucun blessé n'est à déplorer, car ni les enfants ni les adultes n'étaient présents, comme l'a indiqué le procureur, Abdelkrim Grini. Les pompiers ont été alertés vers 7 heures par un agent technique de l'établissement, qui a vu de la fumée émaner du local technique. Ils ont rapidement maîtrisé le début de feu. Selon Grini, si l'alerte avait été donnée dix minutes plus tard, l'école aurait été gravement endommagée.
Des bouteilles plastiques contenant un liquide inflammable ont été retrouvées sur les lieux, et du même liquide a été répandu le long des murs. Cela indique clairement une origine criminelle du sinistre, comme l'a précisé le procureur. Les dégâts se limitent principalement à des traces de suie, mais une enquête pour dégradation par incendie a été ouverte contre X, car aucun suspect n'a encore été identifié.
Le procureur a également évoqué un possible lien avec une vaste opération policière menée dans le quartier il y a dix jours, un lieu connu pour le trafic de drogue. Entre le 10 et le 12 mars, environ 150 policiers avaient été mobilisés à Alès pour contrer une lutte de pouvoir entre trafiquants liés à la DZ Mafia de Marseille. "C'est une hypothèse que nous explorons, mais pour l'instant, rien n'est confirmé", a déclaré Grini.
Durant l'operation, 15 personnes ont été interpellées, dont sept ont été placées en détention provisoire. Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray s'est exprimé sur les réseaux sociaux, qualifiant cette attaque d'atteinte grave à un espace destiné à la protection et à l'apprentissage des enfants. Il a affirmé que la transparence était essentielle dans cette affaire, les sanctions devant être exemplaires pour assurer la sécurité des établissements scolaires.







