À l'approche du second tour des élections municipales, le collectif #MeTooEcole organise un rassemblement ce samedi 21 mars à 10h30 sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. Cet appel à l’union vise à exiger des engagements concrets en matière de sécurité pour les enfants dans le milieu périscolaire, à la lumière de plusieurs plaintes pour actes de violences physiques et sexuelles visant des animateurs.
Les participants, qu'ils soient parents, enseignants ou citoyens, seront présents avec des cartables et des sacs à dos symboliques, témoignant de leur soutien aux enfants victimes de violences et de pédocriminalité dans les établissements scolaires parisiens. Le mouvement, né dans le XIe arrondissement à la suite de scandales de maltraitance, se positionne comme apolitique et citoyen, en se battant pour rendre visibles les injustices subies par les enfants et mettre fin à l’omerta, selon les déclarations des responsables du collectif.
Le choix de la date n’est pas anodin, se déroulant juste avant le second tour des municipales, le mouvement entend influencer le débat public. Ils ont adressé récemment des correspondances à des figures de l'État, dont Emmanuel Macron et la maire de Paris, Anne Hidalgo, sans obtenir de réponse. Le collectif appelle à un engagement clair des futurs élus sur les mesures à prendre pour protéger les enfants, dénonçant l'inefficacité des promesses passées qui n'ont pas été tenues.
Des parents du XVe interpellent les candidats
Simultanément, un groupe de trente écoles du XVe arrondissement relance le débat en interpelant les candidats aux municipales, plaidant pour la création d'état généraux du périscolaire et une commission d’enquête indépendante sur les cas de maltraitance. Ces parents s’appuient sur un rapport de l’Inspection générale de la Ville de Paris datant de 2015, qui avait déjà mis en avant une cinquantaine de recommandations, demeurées en grande partie sans suite.
En plus des revendications politiques, ce rassemblement met en avant une réalité alarmante : la montée des violences à l'encontre des enfants. #MeTooEcole a ainsi l’intention de porter ce cri d'alerte solennel et silencieux, en hommage aux trop nombreuses petites victimes.







