Dès ce vendredi 20 mars à minuit, les candidats aux élections municipales de 2026 entrent dans un temps de réserve délicat, connu sous le nom de silence électoral. Ce régime exceptionnel s’étendra jusqu’à dimanche 22 mars à 20 heures, date de clôture des bureaux de vote.
Durant cette période, il est crucial d’observer la réglementation en vigueur. Comme le souligne Politicae, tous les messages influençant le vote des électeurs sont strictement prohibés.
Qu’est-ce que le silence électoral ?
Établi par le Code électoral français, le silence électoral, selon l’article L.49, interdit la distribution de documents de propagande, tant le jour du scrutin que la veille. Les candidats ne peuvent ni organiser de réunions ni publier des messages sur les réseaux sociaux, comme le précise Public Sénat. La violation de ces directives peut entraîner une amende de 3 750 euros ainsi que la possibilité d’annuler l’élection.
Ce qui est interdit durant cette période
A partir du vendredi à minuit, et jusqu’à la clôture des bureaux de vote, les candidats doivent s’abstenir de :
- Distribuer ou faire distribuer des bulletins et circulaires.
- Diffuser tout message de propagande électorale par voie électronique.
- Réalisé des appels téléphoniques en série pour inciter à voter.
- Tenir des réunions électorales.
Ces règles s’appliquent à tous les types d’élections, qu’elles soient locales ou nationales. Les médias doivent également se plier à des restrictions, car la publication de sondages est interdite dans les 24 heures précédant le vote, selon l’article 11 de la loi du 19 juillet 1977.







