Six ministres ont présenté vendredi 27 mars 2026 une série de mesures pour un montant d’environ 70 millions d’euros pour le mois d’avril. Le gouvernement a fait le choix de soutenir d’abord les acteurs économiques.
Lors d'une conférence de presse, six ministres ont annoncé un ensemble de mesures ciblées et temporaires concernant les carburants, totalisant environ 70 millions d’euros pour le mois d’avril, visant à appuyer les secteurs économiques les plus vulnérables.
En raison du contexte budgétaire, il n’y a « pour le moment » pas de mesure spécifique pour les « gros rouleurs » ou les professionnels de santé qui dépendent quotidiennement de leur véhicule. Cependant, des « négociations avec la Caisse nationale d’assurance maladie » sont en cours, selon la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Une aide de 20 centimes par litre pour les transporteurs. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé une « aide exceptionnelle », « forfaitaire et par véhicule pour soutenir les PME et TPE en difficulté ». Cette aide sera fixée à « 20 centimes par litre », avec un budget de « 50 millions d’euros », limitée au mois d’avril.
Il a également exhorté les « chargeurs » à facturer plus rapidement leurs services aux transporteurs et à ajuster les tarifs en fonction des prix du gazole pour protéger la trésorerie. Concernant les VTC, il a demandé aux plateformes d’ajuster « le prix des courses afin de préserver le revenu des chauffeurs ».
Aider les pêcheurs à prendre la mer. Pour les marins pêcheurs, le coût du carburant représente souvent la moitié de leurs dépenses. « Le but est que les bateaux puissent sortir en mer », a déclaré Catherine Chabaud, ministre de la Mer et de la Pêche, avertissant que le secteur dans son ensemble — « pêcheurs, mareyeurs, ports » — est en péril. Elle a annoncé un programme de soutien de « 5 millions d’euros » pour faire baisser le carburant de 20 centimes par litre, et s'est engagée à demander à Bruxelles d'accélérer la transition énergétique pour réduire la dépendance des pêcheurs aux énergies fossiles.
Neutralisation des taxes sur les engrais. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a indiqué que l'État renonçait aux prélèvements de droits d’accise sur les carburants destinés aux agriculteurs, équivalant à 14 millions d’euros. Elle a aussi plaidé pour que l’Europe « neutralise » l’impact de la taxe carbone sur les engrais, rencontrant ses homologues à Bruxelles pour soutenir cette demande.
Appliquer les baisses à la pompe. Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, a appelé à la solidarité du secteur de la distribution pour garantir que les « baisses de coût » soient « immédiatement répercutées à la pompe ».
Un grand plan d’électrification. La ministre déléguée de l’Énergie, Maud Bregeon, a annoncé qu'une présentation d’un « grand plan d’électrification » de l’économie sera faite lors de la semaine prochaine. Le gouvernement souhaite réduire de 60 à 40 % d'ici 2030 la dépendance de la France aux énergies fossiles importées, en promouvant l'électrification des transports et des bâtiments.







