Ce samedi, des milliers de personnes ont pris part à une marche à Londres pour s'opposer à l'extrême droite, sous l'égide d'un collectif d'associations et de figures politiques de gauche, à quelques jours d'élections locales importantes.
Environ un demi-million de personnes, selon les organisateurs, ont afflué dans la capitale britannique, bien que la police a estimé le nombre à 50 000. Parallèlement, une autre manifestation, portée par des partisans de la Palestine, a convergé vers le rassemblement principal.
Cette initiative survient près de six mois après une grande mobilisation contre l'agitateur d'extrême droite Tommy Robinson, qui avait attiré plus de 150 000 manifestants lors d'un événement similaire. Robinson prévoit d’organiser une nouvelle manifestation le 16 mai prochain.
Une marche historique contre l'extrême droite
Le collectif Together Alliance, qui inclut des organisations comme Amnesty International et le syndicat Unite, a qualifié cet événement de « la plus grande marche contre l'extrême droite de l'histoire britannique ».
Les manifestants se sont regroupés près d’Hyde Park, faisant route vers Whitehall, où se situent les principaux bureaux gouvernementaux. Des slogans tels que « Non au racisme » et « nous ne voulons pas être divisés » faisaient écho au sein de la foule.
La marche a vu la présence de personnalités, notamment Zack Polanski, leader des Verts, ainsi que du chanteur Billy Bragg. « Des journées comme celle-ci transmettent un message puissant. Nous sommes inarrêtables », a affirmé Polanski.
Des jeunes comme Emily Roth, étudiante à Édimbourg, sont venus pour dénoncer « un climat toxique global », partageant leur inquiétude sur la montée des discours de haine en politique. De son côté, Robert Gadwick, sans emploi, exprime sa crainte quant à une éventuelle victoire de Nigel Farage, critique affirmé du gouvernement actuel et leader de Reform UK, lors des prochaines élections.
Rose Batterfield, retraitée, a ajouté qu'elle « ne reconnaissait plus le Labour », déplorant les choix politiques jugés trop soumis à des idées d'extrême droite.
La police a déployé un important dispositif pour assurer la sécurité des manifestations, avec 25 interpellations au total, dont certaines liées à la solidarité avec le groupe Palestine Action, maintenant interdit par la loi antiterroriste.
Le Premier ministre Keir Starmer, en fonction depuis juillet 2024, a placé la lutte contre l'immigration au cœur de son agenda politique. En novembre, son gouvernement a entériné une réforme de la politique d'asile visant à limiter les arrivées de migrants par la Manche. Les élections locales se tiendront le 7 mai prochain.







