Selon le Washington Post, les États-Unis ont déployé plus de 850 missiles Tomahawk en Iran au cours du dernier mois, soulevant de vives inquiétudes quant à la disponibilité future de ces munitions. Ces missiles, considérés comme l'arme de prédilection des États-Unis dans les conflits, soulèvent la question : combien de temps pourront-ils continuer à être utilisés sur le terrain ?
Cette situation, qui implique une utilisation sans précédent de la puissance de feu, pourrait aboutir à une pénurie alarmante, comme l'indiquent des sources bien informées citant le Financial Times. En effet, les 850 missiles lancés représentent des « années de stocks », un chiffre qui interpelle.
3,6 millions de dollars pièce
Les États-Unis pourraient se retrouver bientôt à court de ces munitions, une perspective jugée « alarmante » par plusieurs experts militaires. Des discussions internes au Pentagone évoquent des options pour reconstituer les stocks, tels que le transfert de missiles depuis d'autres zones géographiques, notamment la région indo-pacifique, ainsi que l’accélération de leur production.
Cela dit, la version officielle du Pentagone affirme qu’il dispose de toutes les ressources nécessaires pour mener à bien ses opérations militaires. Un porte-parole a déclaré que l’armée était prête à exécuter toute mission définie par le président, tout en critiquant les médias qui, selon lui, cherchent à présenter l’armée américaine sous un jour négatif. Il est à noter que le Pentagone n'a pas fourni de données précises sur le nombre de missiles restants.
Le coût unitaire d'un missile Tomahawk est estimé à environ 3,6 millions de dollars, ce qui en fait un atout crucial dans la stratégie offensive américaine, récemment illustrée par des frappes contre les Houthis au Yémen. Cependant, la production actuelle est insuffisante, avec une faible allocation de missiles dans le budget de la défense de l’année précédente.
D'une portée de 2 500 km et pesant près de 450 kg, le BGM-109, comme l'appellent les forces de l'OTAN, est un missile de croisière à vol ras qui opère à basse altitude pour échapper à la détection radar. À mesure que la guerre en Iran se prolonge, la question de la durabilité de ces stocks se pose d'une manière de plus en plus pressante.







