Une mobilisation d'une ampleur inédite a eu lieu samedi à Londres, où des milliers de personnes ont défilé pour s'opposer à la montée de l'extrême droite au Royaume-Uni. À 16 heures, la police de Londres a évalué le nombre de participants à environ 50 000, rassemblés à l'appel d'un collectif regroupant de nombreuses associations et figures de la gauche.
"Non à la haine" était l'un des nombreux slogans scandés lors de cette marche, considérée comme historique. Les manifestants ont commencé à se rassembler près d'Hyde Park pour marcher vers Whitehall, où se situe le gouvernement britannique. Parmi les pancartes affichées, des messages forts tels que "Non au racisme" et "Vous ne pouvez pas nous diviser" ont été particulièrement remarqués.
Cette manifestation survient près de six mois après un rassemblement organisé par l'extrémiste Tommy Robinson, qui avait attiré plus de 150 000 participants, alors que le parti d'extrême droite Reform continue de gagner en popularité. Robinson a déjà prévu un nouvel événement le 16 mai prochain.
Une mobilisation d’ampleur dans la capitale
Organisée par la Together Alliance, qui inclut Amnesty International, le syndicat Unite et l'association Stand Up to Racism, cette marche vise à être la plus grande jamais organisée contre l'extrême droite au Royaume-Uni. Des personnalités politiques comme le leader des Verts, Zack Polanski, et l'ancien leader du Labour, Jeremy Corbyn, étaient également présents. Les étudiants, comme Emily Roth, ont exprimé l'importance de s'opposer au "climat toxique mondial" actuel.
Robert Gadwick, 48 ans, a également fait le déplacement pour exprimer ses inquiétudes face à la potentielle ascension de Nigel Farage, ex-héros du Brexit. Il a déclaré : "Nous avons vécu cela avec le Brexit : des mensonges qui deviennent des vérités pour certains". De nombreux manifestants partagent cette crainte de la montée de l'extrême droite. Rose Batterfield, une retraitée, a même souligné son désarroi face aux récentes politiques migratoires du gouvernement.
Les préoccupations des manifestants
La manifestation a clairement mis en lumière les préoccupations des participants concernant la direction politique du pays. Les élections locales prévues pour le 7 mai prochain représentent un enjeu crucial, tandis que le Premier ministre Keir Starmer impose des réformes controversées sur l'immigration, mettant à mal les valeurs d'accueil du pays. L'avenir immédiat est ainsi préoccupant pour ces milliers de citoyens, qui réclament une société plus inclusive et tolérante.







