Un quinquagénaire, connu pour son adhésion aux théories du complot, était activement recherché depuis la fusillade mortelle survenue fin août lors d'une perquisition à son domicile. Plus de 450 agents des forces de l'ordre avaient été mobilisés pour le retrouver.
La police australienne a annoncé lundi avoir abattu un individu en fuite, suspecté d'avoir tué deux policiers dans le sud-est du pays. Dans un communiqué, la police de l'État de Victoria a précisé : « Un homme a été mortellement abattu sur une propriété du nord-est de Victoria ce matin, dans le cadre des opérations visant à localiser Desmond Freeman. » Ce dernier est soupçonné d'être responsable de la mort de deux agents durant une intervention.
Ce quinquagénaire, qui avait été placé sur la liste des personnes recherchées après la fusillade du 26 août, était très actif dans la diffusion de théories du complot. Au cours de l'opération, deux policiers, Neal Thompson, 59 ans, et Vadim De Waart, 35 ans, ont été tués. Ces agents faisaient partie d'une équipe de dix policiers intervenant dans une petite ville pittoresque, Porepunkah. Si le motif de la perquisition n'a pas été divulgué, les deux agents appartenaient à une division spécialisée dans les crimes à caractère sexuel et pédocriminel. Un troisième policier avait également été blessé durant la fusillade.
Port d’armes interdit en Australie
Dans un pays où les fusillades sont peu fréquentes, notamment depuis l'interdiction des armes automatiques en 1996 suite à une tragédie ayant coûté la vie à 35 personnes, cet incident demeure exceptionnel. Rappelons qu’en décembre 2025, Sydney a connu son attaque la plus meurtrière en trois décennies, où un père et son fils avaient ouvert le feu durant les célébrations de Hanouka, faisant 15 victimes.
Les médias locaux décrivent le suspect comme un individu fortement radicalisé, exprimant une haine palpable envers les forces de police, lié à un mouvement conspirationniste alternatif baptisé « citoyens souverains ». Ce groupe refuse souvent l'autorité de l'État et les lois en vigueur. Apparue aux États-Unis dans les années 1970, cette mouvance a pris de l'ampleur sur Internet, se propageant dans des groupes sur Facebook, attirant des activistes et des individus cherchant à éviter certaines obligations financières.







