Donald Trump a récemment exprimé sa conviction de pouvoir établir un "accord" avec les nouvelles autorités iraniennes, relevant que les actions militaires menées par les États-Unis et Israël auraient entraîné un "changement de régime" en Iran. Cependant, ce dernier continue de mener des attaques contre les nations du Golfe.
Ce conflit, qui a éclaté le 28 février suite à une offensive américano-israélienne, a fait de nombreux morts, principalement en Iran et au Liban, selon les statistiques officielles. De plus, aucun signe de détente n'est à l'horizon.
Le président américain a déclaré dimanche soir que l'élimination de figures clés de la République islamique, y compris l'ex-guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors des combats initiaux, avait de facto engendré un "changement de régime". "Nous avons affaire à des individus bien différents de ceux avec qui d'autres ont négocié auparavant; ils semblent plus raisonnables," a-t-il indiqué à des journalistes.
Trump a ajouté qu'il "entrevoyait un accord" avec ces nouveaux leaders iranien, peut-être imminemment. Il a également suggéré que l'Iran pourrait bientôt permettre le passage de 20 navires pétroliers par le détroit d'Ormuz, route maritime stratégique, suite à une tension qui a fait grimper les cours des hydrocarbures.
Les prix du pétrole ont effectivement connu une forte hausse sur les marchés asiatiques dès lundi, répercutant les propos de Trump. Dans une interview parue dans le Financial Times, il a averti que l'armée américaine pourrait facilement s'emparer de l'île de Kharg, qui abrite le principal terminal pétrolier de l'Iran, responsable de près de 90 % des exportations de brut du pays.
La montée de la crise énergétique pourrait être aggravée par l'engagement des rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, qui ont récemment annoncé des attaques contre Israël et risquent de perturber la circulation maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb.
Ce contexte a incité la France à organiser un G7 Finances-Energie pour discuter des conséquences économiques de ce conflit en cours.
Au sein même de Téhéran, des explosions ont été entendues, comme l'ont rapporté des journalistes de l'AFP. Le ministère iranien de l'Énergie a fait état de coupures électriques à la suite de ce qui a été désigné comme des "attaques" contre des infrastructures électromagnétiques.
Israël a annoncé de nouvelles attaques, affirmant avoir subi des impacts de débris de missile. De son côté, l'Iran poursuit ses frappes en représailles contre les intérêts américains dans le Golfe, y compris une récente attaque touchant une installation au Koweït.
Le Pakistan a proposé d'accueillir des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, avec l'appui croissant de l'ONU et de la Chine. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères a souligné la nécessité d'un "règlement durable" à ce conflit.
Avec des spéculations sur un possible déploiement de troupes américaines au sol, Trump reste flou sur cette question. Pendant ce temps, un navire américain d'assaut amphibie, accompagné de 3 500 marins, a été déployé dans la région.
Alors que les tensions continuent de monter, le président du Parlement iranien a averti que ses hommes étaient prêts à répondre à toute offensive américaine.







