Le 20 avril, Europol a annoncé la localisation de 45 enfants ukrainiens enlevés lors de la guerre. Cette découverte fait suite à une investigation minutieuse utilisant des sources d'informations publiques (Osint). D’après les autorités ukrainiennes, ce ne sont pas moins de 20 000 enfants qui ont été victimes de déportation ou de transfert vers la Russie, la Biélorussie ou des zones occupées.
Selon Europol, certains de ces enfants ont été adoptés par des familles russes, d'autres se trouvent dans des camps de rééducation ou des hôpitaux psychiatriques. L'agence a communiqué des informations précieuses sur ces 45 enfants aux autorités ukrainiennes, qui les aideront dans leurs enquêtes pour retrouver leur trace, évoquant les « itinéraires de déportation » et les complices de ces transferts.
Des enfants déportés pourrait combattre dans l'armée russe
Le rapport d'Europol va plus loin en suggérant que certains enfants déportés pourraient être intégrés dans des unités militaires russes. L'enquête soulève des inquiétudes majeures sur le sort de ces jeunes, souvent utilisés comme un outil de guerre.
En mars, une commission d'enquête indépendante de l'ONU a déclaré détenir des preuves indiquant que les autorités de Moscou avaient commis des crimes contre l’humanité, incluant des déportations et la disparition forcée de mineurs. La Cour pénale internationale (CPI) a émis, en 2023, un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine pour son rôle supposé dans ces crimes.
Les enfants restés en Ukraine continuent d'être à nouveau ciblés par des stratégies de militarisation, comme l’a récemment révélé un rapport sur des initiatives de formation en pilotage et en construction de drones pour les enfants dès l'âge de 8 ans en Lituanie. Ces préoccupations s'élèvent alors que la communauté internationale reste en alerte face à la situation de ces jeunes, victimes des conflits armés.







