Pour ceux qui pensaient que le sarkozysme avait tiré sa révérence après la déconvenue de Louis Sarkozy à Menton, détrompez-vous. Ce courant semble toujours vivant, particulièrement en Belgique francophone.
Georges-Louis Bouchez, le président du Mouvement réformateur (MR), souvent comparé à Donald Trump pour sa rhétorique populiste, reste néanmoins plus proche de l’ancienne figure de la droite française. Son style flamboyant et son obsession pour son image rappellent son prédécesseur, même s'il n’atteint pas le même niveau d’action que le président américain.
Alors qu'il ne cesse de commenter même les moindres provocations sur les réseaux sociaux, les résultats concrets font défaut.
Des paroles et des actes
Le MR, qui prône le libéralisme, ne peut être entièrement blâmé pour la situation délicate à Bruxelles et en Wallonie, en grande partie héritée de politiques socialistes passées. Cependant, ce parti a été un acteur clé des gouvernements fédéraux qui ont adopté de nombreuses lois controversées, telles que la facilitation de l’acquisition de la nationalité belge et les droits de vote des étrangers aux élections locales, des décisions qui ont parfois suscité une forte opposition.
Suite à leur victoire électorale, les attentes étaient élevées : cette majorité promettait de réduire les fonds publics alloués à Radio-télévision de service public, d'améliorer la sécurité à Bruxelles, de diminuer les impôts dans un pays pourtant lourdement taxé, et d'éradiquer les éléments considérés comme perturbateurs. Hélas, la réalité a été tout autre.
Florian Philippot pas le bienvenu dans le plat pays
La déception ne s’arrête pas là. Au sein du MR, la majorité se revendique d’un libéralisme social qui a largement contribué à la désillusion en Belgique. Sophie Wilmès, ancien Premier ministre, travaille main dans la main avec des députés aux opinions souvent jugées décalées par la droite. L'accusation de manquer de tolérance, lancée par la gauche, s'applique également à leurs méthodes, comme l’interdiction de débats avec des figures jugées trop à droite, tel que Florian Philippot, soulignant l’hypocrisie d'un parti qui se veut libéral.
Lors de leur dernière célébration du 1er mai, le MR a invité des figures du gouvernement macroniste, contrastant avec une absence de leaders de la droite traditionnelle. La coopération de Bart De Wever, ancien séparatiste flamand devenu Premier ministre, interroge sur la cohérence idéologique de cette alliance.
Pour ce qui est des discours enflammés du président du MR, ils ont certes permis de relancer un débat bien trop figé, mais les citoyens de Wallonie et de Bruxelles aspirent à des actions concrètes sur le plan économique, sécuritaire et migratoire. Sans une véritable politique de rupture, il ne fait aucun doute que Bruxelles risque de perdre son statut de ville européenne, entraînant la Wallonie dans une spirale de déclin plus prononcé.







